Sa vie

Capture d’écran 2015-04-20 à 15.02.04André Lagarrigue est né à Aurillac en 1924. Il est entré à l’École Polytechnique en 1945, juste après la guerre. A sa sortie il a rejoint le groupe de son Professeur de Physique à Polytechnique, Louis Leprince-Ringuet, qui travaillait à l’époque sur les rayons cosmiques. Il a effectué sa thèse sous la direction de Charles Peyrou, prenant une grande part dans la construction et la marche des chambres de Wilson détectant les cosmiques.

Après un séjour à Berkeley chez William Fretter au démarrage du Bevatron de 6 GeV, en 1955 il est rentré en France au Laboratoire Leprince-Ringuet, avec l’idée de construire des détecteurs pour les accélérateurs, en particulier celui qui allait se construire au CERN (le P.S.). Ce fut le démarrage en Europe des chambres à bulles à liquides lourds (voir «DÉCOUVERTE» 50 ans, BP1 BP2 BP3). Les prises de données faites d’abord à Saturne (Saclay) puis au CERN (1961-1965) ont amené de très nombreux résultats sur l’interaction faible. Après tous ces succès la grande Chambre Gargamelle a été conçue en 1964. A la fin de cette même année A. Lagarrigue a été nommé Professeur à Orsay, et s’est installé au Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire dont il est devenu le directeur en 1959.

Gargamelle a été construite au CEA et installée cnGarga1petitau CERN dans le faisceau neutrinos en 1970. Alors a commencé toute une étude sur le modèle des partons (quarks), très vite suivie par la recherche des courants neutres  et surtout, en 1973, leur découverte (détaillée dans le rapport des «50 ANS» – Voir la présentation de Violette Brisson lors des 50 ans du LAL :icones_pdf_small), dont A. Lagarrigue a porté le poids très lourd jusqu’à l’acceptation de cette découverte par notre communauté scientifique en 1974. En parallèle, Lagarrigue enseignait à la Faculté d’Orsay, était membre très actif de nombreux comités au CERN et animait la «Commission Lagarrigue» pour améliorer l’enseignement de la physique dans les lycées français. En janvier 1975, à la sortie de l’un de ses cours à Orsay, A. Lagarrigue a été terrassé par une crise cardiaque, la surcharge de travail et surtout le stress accumulé pendant la découverte des courants neutres n’étant certainement pas étrangers à cette disparition.

Nombreuses ont été les personnalités qui, dans les semaines qui ont suivi la disparition brutale du Professeur A. Lagarrigue, ont tenu à rendre hommage à celui-ci, hommage à l’homme et hommage à son oeuvre.

Allocutions prononcées au centre d’Orsay de l’Université de Paris Sud le 12 mars 1975 en son hommage

icones_pdf_small Allocution de M. Jacques Haissinski, Vice-président du Centre d’Orsay de l’Université de Paris Sud en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. Louis Leprince-Ringuet, Membre de l’Institut en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. Bernard Gregory, Directeur Général du CNRS en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. André Rousset, Professeur à l’École des Mines en de Paris en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. Daniel Morellet, Sous-Directeur du Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire, Responsable du groupe « Chambres à bulles »en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. Goéry Delacote, Professeur à l’Université de Paris VII en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. Bernard Picinbono, Président de l’Université de Paris Sud en 1975

Allocutions prononcées à l’École Polytechnique le 20 mars 1975 lors du colloque international sur la Physique des Neutrino à Haute Énergie en son hommage.

icones_pdf_small Allocution de M. Charles Peyrou, Directeur du Département de physique II du CERN en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. William Fretter, Professeur à l’Université de Californie, à Berkeley en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. Paul Musset, Physiciens au CERN, responsable du groupe Gargamelle en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. Ettore Fiorini, Professeur à l’Université de Milan en 1975

icones_pdf_small Allocution de M. André Giraud, Administrateur Général du CEA en 1975